L’économie régénérative peut-elle stimuler le développement économique local ?

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–> téléchargez la synthèse et le guide d’auto-diagnostic : Caisse des dépôts écosystèmes régénératifs 

Que sont les écosystèmes régénératifs locaux ? Plusieurs études ont démontré l’existence de déterminants territoriaux de la croissance, d’une part, et, d’autre part, le rôle de l’équilibre entre économie résidentielle et productive dans la performance globale des territoires. Cependant, ces recherches universitaires n’ont pas jusqu’ici explicité quel processus s’appuyant sur des déterminants territoriaux, reproductible à l’échelle locale sous l’impulsion de politiques publiques, peut enclencher des dynamiques économiques.

Dans ce cadre, une étude confiée par la Caisse des Dépôts et Consignation, Michel BASSET et Raphaël Besson (Villes Innovations) a consisté à préciser le concept « d’économie régénérative » auprès de quelques territoires cibles, afin de :

  • décrire les éléments constitutifs d’un modèle d’« écosystème régénératif », leurs rôles et leurs interrelations,
  • préciser les conditions d’émergence et de développement des « écosystèmes régénératifs », en particulier le rôle d’impulsion et de soutien des pouvoirs publics,
  • détecter les principales difficultés auxquelles se heurte une démarche d’économie régénérative.

Des observations ont été conduites sur 6 territoires afin d’identifier les facteurs et les fonctions propres à générer un écosystème régénératif.

Une synthèse de ces observations et des analyses qui en sont issues est maintenant disponible ;

 

Action internationale des collectivités et coopération décentralisée, Consortium Consultants vous accompagne dans vos projets

L’action internationale et la coopération décentralisée avec Consortium Consultants

« L’action internationale et la coopération décentralisée sont des facteurs d’attractivité des territoires et de rayonnement des collectivités françaises. […] Elle permet de valoriser les spécificités des territoires et de mettre en avant leurs atouts et les acteurs locaux qui y travaillent. C’est un élément à part entière de l’identité du territoire » (Cités Unies France).

Or, les collectivités locales qui s’investissent le plus dans l’action internationale sont confrontées à une complexification croissante de leur environnement de travail : contraintes organisationnelles, gestion du temps et du rythme des partenaires et programmes, visibilité face aux multiples acteurs présents, compréhension des con-textes nationaux et international …

Rares sont les collectivités qui réussissent à mobiliser et structurer des équipes aux dimensions des ambitions de leurs projets et à gérer la complexité croissante des actions à l’international.

La recherche d’une solution réside dans l’analyse et la compréhension du positionnement de son action internationale dans les grandes étapes de construction d’une telle politique.

Consortium Consultants vous accompagne dans la définition de ce positionnement et la mise en oeuvre de votre stratégie ; téléchargez nos propositions de prestations

La philosophie de Consortium Consultants : quel que soit votre niveau de coopération, quelles que soient vos actions, nous vous accompagnons dans la construction d’une vraie stratégie à l’international ou encore dans son évaluation (voir site du Réseau Francophone de l’Évaluation – RFE).

Formation à la concertation publique

Consortium Consultants vous propose sa toute nouvelle formation à destination des décideurs locaux sur un enjeu majeur des politiques publiques actuelles

 

Nouvel outil pour les territoires : La Loupe – votre observatoire en ligne

Les missions de conseil en politiques publiques : études, mises en place de politiques, évaluations… utilisent des indicateurs.Ils sont fréquemment rassemblés dans des tableaux de bord.

Lorsque nous construisons ces tableaux de bord avec les services d’une collectivité, notre priorité est que ces tableaux “vivent”, soient actualisés et utiles. C’est généralement le cas avec des missions dans lesquelles le suivi d’indicateurs est institutionnalisé, comme un Plan Climat, un rapport Développement durable ou une analyse des besoins sociaux. Dans d’autres cas, l’actualisation reste aléatoire, qui plus est, lorsque la collecte d’indicateurs fait appel à de multiples sources, parfois extérieures à la collectivité.

Pour éviter les tableaux excel endormis, nous proposons depuis plusieurs mois à nos clients de s’appuyer sur un outil en ligne : La Loupe, qui permet d’une part, de disposer d’un tableau de bord partagé en ligne, mais également des représentations graphiques directement exploitables en analyse.

Une interface administrateur ergonomique, permettant de choisir des thématiques, des indicateurs, de les créer et les mettre à jour, de gérer les droits d’accès.
Une visualisation des résultats pour un utilisateur de profil “visiteur”

Deux types de missions sont particulièrement pertinentes pour cet outil puisqu’elles requièrent des mises à jour régulières :

L’outil est cependant intégralement personnalisable et s’adapte à vos politiques. Contactez-nous pour une démonstration.

De 1999 à 2039, de la professionnalisation de l’évaluation à l’évaluation intégrée comme outil de pilotage démocratique, est-ce possible ? 

Article paru dans Pouvoirs Locaux, Juin 2019, Michel BASSET, Consultant, Maître de conférences associé à Sciences Po Lyon, Président de la Société Française de l’Evaluation

Les besoins de connaissance et de professionnalisation de l’évaluation sont parmi les enjeux qui ont justifié la création de la Société Française de l’Evaluation (SFE). 20 ans après, bien qu’encore insuffisamment utilisée, l’évaluation a pris une place significative dans la conception et le pilotage de l’action publique. Près de 3000 évaluations identifiées par l’observatoire de l’évaluation de la SFE entre 2007 et 2017. Les nouvelles formes de gouvernance de l’action publique et la demande des citoyens nécessitent de passer d’évaluations plutôt managériales à des évaluations plus politiques. Comment la SFE peut-elle y contribuer ?

A l’aube du XXIème siècle, l’évaluation se professionnalise

Lorsque la Société Française de l’Evaluation a été créé en 1999, il n’existait pas de base de connaissance du corpus des évaluations réalisées en France. Le constat était dressé de sa faible visibilité à l’échelon national et ceci pour plusieurs raisons : flou des frontières entre l’évaluation, le contrôle, la recherche en sciences sociales, éclatement du champ, déficit méthodologique, faible insertion de l’évaluation dans l’action administrative. Pourtant, dans les années quatre-vingt-dix, un certain nombre d’organismes et d’institutions avaient été créés, la Commission d’évaluation du RMI, le Comité National d’Evaluation de la Recherche, la Commission nationale d’évaluation de la politique de la ville et des services au sein de divers ministères. Petit à petit, des guides méthodologiques ont été élaborés contribuant à créer une communauté de vues et de conceptions. Un club de l’évaluation avait également été créé à l’initiative du ministère de la Fonction publique, signe d’un intérêt pour les questions d’évaluation. A noter que les travaux de ce club furent essentiellement alimentés par des expériences d’évaluations régionales plutôt que nationales.

Les années quatre-vingt-dix ont été des années de réelle appropriation des concepts de base de l’évaluation et d’une meilleure compréhension de la pratique des différentes démarches et méthodes. Elles ont ouvert une phase d’apprentissage par la pratique grâce à un foisonnement d’initiatives et d’expérimentations locales, de création de dispositifs régionaux d’évaluation. Il faut dire que le dynamisme de l’échelon régional en matière d’évaluation a été en partie lié à l’obligation réglementaire faite aux régions d’évaluer, que ce soit au niveau des Contrats de Plan Etat-région ou des fonds structurels européen. Les dispositifs en question ont généralement impliqué plusieurs acteurs, représentants des collectivités territoriales, des échelons déconcentrés de l’Etat ou des SGAR. Des compétences nouvelles en évaluation, issues de différentes disciplines des sciences humaines et sociales, ont petit à petit émergé à l’intérieur des services déconcentrés de l’Etat et dans les dispositifs partenariaux avec les collectivités.

En conséquence, au plan des compétences, on assiste à une grande diversification, avec par exemple l’apparition de l’utilisation de la méthode des groupes de comparaison. Ces évolutions ont été rendues possibles, dans un premier temps, par l’obligation réglementaire européenne d’évaluer. Mais, avec un peu de recul, on peut dire que la contrainte ne suffit pas ni à conduire la démarche d’évaluation à son terme, sous peine d’instaurer un rituel bureaucratique, ni à rendre systématiquement l’évaluation utile c’est-à-dire utilisée pour corriger ou concevoir des politiques. La Commission Européenne a d’ailleurs trouvé des dispositifs d’incitation pour pallier ces limites, telle la “ réserve de performance ”, qui attribue, dans le cadre des programmes structurels, un budget supplémentaire aux programmes les plus performants au vu des évaluations. Toutefois, ces mesures, restant cantonnées dans le domaine managérial, n’ont pas suffi à donner à l’évaluation sa dimension d’outil d’arbitrage de choix stratégique en matière de politiques publiques.

A la fin des années quatre-vingt-dix, malgré l’absence d’un observatoire de l’évaluation, on constate une amélioration très nette de la qualité générale de l’évaluation, un développement de la pratique au-delà du cercle des initiateurs originels. En même temps, s’il n’y a pas encore de « métier », on assiste à une structuration de l’activité professionnelle et des organisations dans le domaine de l’évaluation ; l’activité restant cependant confinée au niveau des gestionnaires de programmes et de politiques.

Or, une des questions principales qui a conduit à la création de la Société Française de l’Evaluation était d’élargir la sensibilité par rapport à l’évaluation hors du monde des professionnels.

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